Rencontrer Cédric-Georges Legrand,
Ou vivre une expérience relationnelle et artistique.

Cédric-Georges Legrand, dit CG, né au milieu des années 80, vit entre la France et l’Asie du Sud-Est.
Son art est beau ou laid, beau et laid, cela n’a pas d’importance. Il n’y a pas de juste milieu, pas de compromis possible pour l’approcher. On prend l’entier de son tempérament hors-norme ou l’on passe à côté de l’évènement.

Ses œuvres picturales, plastiques, photographiques fusionnent en une seule écriture, lorsque traversées par un souffle d’indignation elles se muent en colère portée avec la puissance du glaive par le geste ardent de l’artiste. Son travail révoque une société qui se figure en majesté, drapée dans un manteau de suffisance brodé de l’or du marketing. L’artiste fustige les courtisans, flagorneurs égoïstes perclus de bonnes intentions, qui prennent part au banquet de la finance souveraine. Il nous enjoint à nous dégager de la complicité tacite ou active avec laquelle nous contribuons tous à un système pernicieux, qui corrompt l’humanité et dévoie les destins singuliers.

Cédric Georges Legrand appartient au cercle fermé des utopistes qui nous préparent aux mutations du monde. Il nous assène, parfois férocement, des réalités auxquelles nos yeux demeurent aveugles mais dont nos cœurs, revigorés par la force du sensible, se saisissent avec gratitude. L’artiste œuvre en révélateur du réel par-delà ses créations et nous invite à nous séparer des mondanités pour des partages en vérité. Il vit en artiste et meure aussi, en tant que tel, un peu chaque jour.
Il nous entraine dans l’exploration de vastes territoires émotionnels desquels on ne ressort pas indemne. Il ne fait aucun compromis avec la création. L’art n’est pas une posture pour lui, ni une esthétique ou une production décorative ; il est le moyen de sa résilience.

Cédric-Georges Legrand aspire à être libre mais ne le peut, son extrême sensibilité le laisse sans repos. Ni dieu ni maître, artiste auto-proclamé, libéré des conventions, assumant ses actes, il pourfend d’un verbe acéré toutes dysharmonies qui heurtent et blessent son âme endolorie. Son acuité est celle de l’oiseau de proie, son discours celui du philosophe révolté, sa mesure est celle de l’artiste sous l’emprise d’un insatiable besoin de créer.

 

Thierry CHARNET-ATLAN

Meet Cédric-Georges Legrand,
Or live a relational and artistic experience.

Cédric-Georges Legrand or CG, born in the midlle of the 80th, lives between France and the South-East Asia.
Whether his art is beautiful or ugly, or beautiful and ugly, it doesn’t matter. There is no middle ground, no possible compromise to approach him. Either we take non ordinary temperament in its entirety or we miss the artist as the event.

His pictorial, plastic and photographic works merge into one writing; when crossed by a breath of indignation, they become anger, carrying the power of a sword with the ardent gesture of the artist. His works revoke a society that clothes itself in majesty, and drapes itself in a coat of sufficiency embroidered with gold made from marketing gimmicks. The artist castigates the courtiers, selfish sycophants crippled with good intentions, who take part in the feast of sovereign finance. He enjoines us to free ourselves from the tacit or active complicity we all utilise to contribute to a pernicious system that corrupts humanity and deviates individual destinies.

Cédric Georges Legrand belongs to the closed circle of utopians who prepare us for the changes of the world. He strikes us, sometimes ferociously, with realities our eyes remain blind to, but that our hearts, invigorated by the strength of the sensitive, grab with gratitude. The artist works as a revealer of the reality beyond his creations and invites us to separate ourselves from worldliness and share in truth. CG lives as an artist and also dies, as such, bit by bit every day.
He leads us in the exploration of vast emotional territories which we do not emerge unscathed from. He does not compromise with creation. To him, art is neither a posture, nor an esthetic, nor a decorative product; it is the means of his resilience.

Cédric-Georges Legrand aspires to freedom, but is unable to be free. His extreme sensitivity deny him any rest. As a self-proclaimed artist, no gods and no masters, he is freed from conventions, assumes his acts, and assails all disharmonies that strike and wound his aching soul with his sharp words. He has the acuteness of a bird of prey, the speech of a rebellious philosopher, the measure of an artist under the influence of an insatiable urge to create.

 

Thierry CHARNET-ATLAN